LA TRAVERSEE DU DESERT

LA TRAVERSEE DU DESERT

J'ai lu quelque part qu'elle durait 40 jours. Qu'elle était normée. Bornée. 40 jours, c'est long, mais pas infaisable. Pas impensable. Ca confère un sens marathonien à l'existence. Ca contient l'idée d'un début... et d'une fin. Un an, ça dépasse les 40 jours. Drôle de traversée du désert sur lequel une brume opaque stagne en permanence. Les jours se ressemblent, se confondent. Qui n'est pas accro au jour du marché, se croit mardi, alors qu'on est (déjà) jeudi. Le marin perdu dans la tempête, guette la lumière salvatrice du phare. Mais, à propos de phare... que sont nos vaccins devenus ?

Cet étrange contexte permet parfois, en additionnant la somme de nos petites frustrations de nous extraire de notre moi originel.

Ce n'est pas mon style, et j'ai la plume qui grince. C'est comme pousser la porte des toilette quant survient une envie pressante.

C'est une petite inflammation littéraire, hors contexte, juste pour le plaisir, d'après une chanson de Patricia Kass "Mon mec à moi".

 Voici donc le premier des trois textes initiés par mon amie Annick D. que j'embrasse bien fort. 



MA MERE A MOI


Ma Mère à moi,

Elle me cause d'aventures,

De princesses délurées,

Qui s'enfilent des bitures,

De meufs, des vraies,

Qui trafiquent des voitures,

Qu'on toujours dans la poche,

Un mini cran d'arrêt,

Qui traitent les mecs,

Comme on traite les ordures,

Pas de tri sélectif,

C'est direct aux déchets.


Ma Mère à moi,

Elle me parle d'aventures,

D'amazones en smoking,

Le sein fier et guerrier,

Plutôt trading que loto,

Plutôt jet set que métro,

Fond pas la queue au boucher,

Et dans leur sac tu peux trouver,

Un p'tit gramme de coke pour la soirée.


Ma Mère à moi,

C'est une vraie pharaonne,

Une sirène cannibale,

Une dégomeuse de mâles,

Moi j'la kiff ma daronne !


Ma Mère à moi,

Elle me parle d'aventures,

Elle me dit de faire gaffe,

Que c'est comme ça la vie,

Qu'faut pas faire d'sentiment,

I love you Mother.

Et BONNE FETE MAMAN





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